« Il faut aimer et savoir prendre soin des chevaux »

Tout nouveau responsable du centre équestre de Dechy, Quentin Lefebvre est un passionné de chevaux. Il a répondu à nos questions sur sa structure et les différents métiers liés à l’équitation.

Quentin Lefebvre.

Racontez-nous l’histoire du centre équestre de Dechy ?
J’ai repris le centre il y a quelques mois, en décembre 2017. Pendant une dizaine d’années, il appartenait à Régis Le Cadre et Carine Cirinei. Mais le centre équestre est beaucoup plus ancien. Il a au moins une vingtaine d’années. Il s’est appelé l’Ecurie des Sources, puis l’Ecole d’équitation de Dechy et il va devenir très bientôt Ecurie Galop 9. Il y a cinq ans, j’ai rencontré Régis Le Cadre pour passer mon diplôme BPJEPS en tant que moniteur d’activités équestres. Il y a quelques mois, j’ai eu l’opportunité de reprendre le centre équestre. Nous continuons donc les cours d’équitation et la pension de chevaux. Et nous allons développer prochainement une nouvelle activité : la vente de chevaux et des assurances qui vont avec.

Combien de chevaux avez-vous dans le centre ?
Il y a 74 boxes et actuellement, il y a une trentaine de chevaux et une trentaine de poneys. Cet été, nous allons passer à 110 boxes.

Tous les chevaux appartiennent-ils au centre ?
Le centre possède une vingtaine de chevaux. Les autres appartiennent à des propriétaires qui nous les mettent en garde. Les particuliers louent les boxes au mois pour leurs chevaux et le centre assure une prestation : surveiller et nourrir les chevaux, leur donner à boire, nettoyer et pailler les boxes. C’est comme une pension. Mais les propriétaires doivent venir tous les jours pour sortir leur cheval. Parfois, le centre peut aussi s’occuper de sortir les chevaux mais c’est un autre régime de pension. Le centre équestre dispose d’un terrain d’un demi-hectare pour sortir les chevaux. Certains clients ont aussi des pâtures chez eux et accueillent parfois nos animaux. Comme ça, l’été, nos poneys et nos chevaux partent aussi en vacances.

Comment fonctionne le centre, en termes de cours ?
Il y a des personnes qui viennent prendre des cours toute l’année, dans différents niveaux. Nous donnons aussi des cours compétition pour préparer aux différents championnats. Nous travaillons également avec plusieurs groupes : un groupe d’handicapés mentaux d’un centre spécialisé, une classe d’élèves en difficulté du collège Gayant de Douai, etc.

Le centre prépare-t-il aux compétitions ? Proposez-vous aussi de la voltige ?
Le centre ne fait pas encore de voltige, mais cela s’est fait ici par le passé. Pour la compétition, nous préparons aux disciplines du concours complet, à savoir le dressage, le saut d’obstacle et le cross qui se fait avec des obstacles naturels, troncs d’arbre, rivières, etc. Chaque année, le club présente des compétiteurs dans différentes catégories des championnats de France.

Parmi les personnes qui ont appris l’équitation dans ce centre, est-ce que certains en ont fait leur métier ?
Oui, il y a la monitrice du centre, Olivia Caubert, qui a appris à monter au centre avec l’ancien propriétaire. Il a été aussi mon formateur, mais j’avais déjà un certain niveau. Olivia Caubert a, elle, apprit l’équitation de A à Z à Dechy. Il y a eu aussi pas mal de jeunes du club qui sont devenus champions ou championnes de France, sur des poneys ou des chevaux.

Quels sont les métiers qu’on retrouve dans un centre équestre ?
Dans notre centre, il y a un palefrenier, qui va nourrir les chevaux, nettoyer les boxes et entretenir les écuries. Notre palefrenier fait aussi tous les petits travaux : réparer une mangeoire, changer un tuyau, etc. Il y a aussi les moniteurs qui donnent des cours aux élèves et les cavaliers, qui vont monter les chevaux, soit pour les valoriser en vue d’une vente, soit pour aider un acheteur d’un cheval qui a du mal à le monter. J’assure enfin tout le travail administratif avec une secrétaire. Nous travaillons également avec des vétérinaires extérieurs car il n’y en a pas directement un dans notre centre.

Quelles formations faut-il faire pour travailler dans un centre équestre ?
Pour devenir palefrenier, il faut passer un Certificat d’aptitude professionnelle agricole soigneur d’équidés. Pour être moniteur, il y a deux diplômes : un brevet animateur poney, pour enseigner du galop 1 au galop 4, et le Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) pour enseigner à tous les niveaux. Enfin, pour gérer un centre équestre, il y a un bac professionnel, Conduite et gestion d’exploitation agricole.

Quelles qualités faut-il avoir pour être moniteur ?
La première qualité qu’il faut avoir, c’est avoir envie d’apprendre tous les jours. Car on apprend tous les jours au contact des chevaux. Comme c’est également un métier de relations, il faut être poli, agréable, accueillant avec les clients. Bien sûr, il faut aimer et savoir prendre soin des chevaux. Et il ne faut pas avoir peur du travail car nous ne comptons pas trop nos heures. C’est un métier où il faut être passionné.

Interview réalisée par Zpek du CEF de Cambrai

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